arabité

En Palestine, les passants ne font que passer,
et le drapeau des Journées arabes deviendra l'étendard des maisons, des oliviers, des églises et des mosquées.
Les passants passeront et la terre retrouvera son visage arabe.

En Iraq et en Syrie, les nations ancestrales retrouveront leur destin, entre les Ommeyades et les Abbassides, par delà les frontières imposées, et par delà les tribus, des Alaouites aux Kurdes, qui se prennent pour des nations. L'arabité et la sounna seront de nouveaux les seigneurs des lieux

La Péninsule, Al-Jazira, de nouveau retrouvera sa place dans la conscience des peuples, et l'Or noir jaillira pour le bien de toute la Oumma.

Et l'Algérie ? Demain, elle retrouvera la faveur des Anges, elle redeviendra la terre des révolutions. Chaque jour sera un Premier Novembre et chaque jour sera un Cinq Juillet. Et personne ne niera les signes évidents : l'âme arabe de l'Algérie n'est pas seulement dans son peuple, elle est aussi dans ses maisons, ses vergers, ses oueds, ses montagnes, ses déserts, ses plages, ses ruines.

L'Algérie arabe future attends impatiemment que l'Algérie arabe d'aujourd'hui se lève pour réclamer ses droits : son droit de dire Bismi Allah Er-Rahman Er-Rahim, son droit d'être avec les peuples arabes en lutte pour leur liberté, son droit de vivre selon les règles de la langue de Imrou'l Qays, d'Abou T̩ayeb Ah̩mad Ibn El-H̩usayn El-Mutanabbī et Mohamed Laïd El-Khalifa.

Que les jeunes femmes et les jeunes hommes de l'arabité algérienne se mobilisent, dans la culture, la science, la politique, la diplomatie, l'enseignement,  l'artisanat, la médecine.

Les Anciens sont devenus nostalgiques, et les chacals guettent la proie pour se jeter sur la patrie.

Que les jeunes femmes et les jeunes hommes, de Guelma à Nedroma, de Djelfa à Annaba, et jusqu'au grand Sud, ouvrent les portes du champ de bataille de la renaissance nationale et civilisationnelle arabo-musulmane que notre pays attends.