42985511_2143662642521685_8995604582503546880_n (1)

42897533_2143662705855012_5516316438610051072_n

Il s'agit de l'une des expériences politiques et intellectuelle les plus riches que la Nation arabe ait connu. Le MNA est pourtant largement sous-estimé, au profit du parti ba'th et du nassérisme. Si le Ba'th a pris le pouvoir d'Etat en Iraq et en Syrie, et si l'Egypte fut un temps nassérienne, le MNA n’exerça jamais directement le pouvoir. Il a en revanche fertilisé une grande partie de la gauche patriotique arabe. Sa devise était : « Unité, libération, Vengeance ».

Sa source d'inspiration était le grand philosophe syrien Constantin Zurayq. Parmi les fondateurs du MNA, il y avait le médecin palestinien Georges Habbache. La direction du Mouvement comprend six étudiants de l’université américaine de Beyrouth : deux palestiniens, Georges Habache et Waddi Haddad, un libanais, Salah Chabal, un irakien, Hamed Jbouri, un koweïtien, Ahmed al-Khatib, et un syrien, Hani al-Hindi.Le 20 novembre 1952, parait Nashrat al-Tha’r (le Bulletin de la Vengeance), édité par le Comité de résistance à la normalisation avec Israël, l’une des expressions du MNA. Le bulletin hebdomadaire est publié jusqu’en 1958.La Vie politique arabe révolutionnaire, de 1948 à nos jours (1) : Le Mouvement de Nationalistes Arabes (حركة القوميين العرب), par Mohammed Futuwwa

Il s'agit de l'une des expériences politiques et intellectuelle les plus riches que la Nation arabe ait connu. Le MNA est pourtant largement sous-estimé, au profit du parti ba'th et du nassérisme. Si le Ba'th a pris le pouvoir d'Etat en Iraq et en Syrie, et si l'Egypte fut un temps nassérienne, le MNA n’exerça jamais directement le pouvoir. Il a en revanche fertilisé une grande partie de la gauche patriotique arabe. Sa devise était : « Unité, libération, Vengeance ».

Sa source d'inspiration était le grand philosophe syrien Constantin Zurayq. Parmi les fondateurs du MNA, il y avait le médecin palestinien Georges Habbache. La direction du Mouvement comprend six étudiants de l’université américaine de Beyrouth : deux palestiniens, Georges Habache et Waddi Haddad, un libanais, Salah Chabal, un irakien, Hamed Jbouri, un koweïtien, Ahmed al-Khatib, et un syrien, Hani al-Hindi.Le 20 novembre 1952, parait Nashrat al-Tha’r (le Bulletin de la Vengeance), édité par le Comité de résistance à la normalisation avec Israël, l’une des expressions du MNA. Le bulletin hebdomadaire est publié jusqu’en 1958.

Pour Georges Habache, le MNA cherchait à « tirer les leçons de l’échec de 1948. Le principe de base de notre parti reposait sur l’unité arabe, condition sine qua non du règlement du problème palestinien, comme notre slogan – Unité, libération, vengeance - l’indiquait d’ailleurs explicitement (…) Je voudrais attirer l’attention sur un point très essentiel : nous estimions qu’il y avait une relation dialectique très forte entre la libération de la Palestine et l’unité arabe. A nos yeux, le projet sioniste était un projet colonialiste, qui, au delà de la Palestine, visait toute la nation arabe. Nous devions donc nous y opposer par un projet global d’unité dont l’objectif premier était la libération de la Palestine, matrice de tous nos maux

L’image contient peut-être : 1 personne, gros plan

Le Mouvement des Nationalistes Arabes disposait de sections importantes dans de nombreux pays arabes (Palestine, Liban, Jordanie, Arabie, Yémen, Koweït, Oman, Bahrein). A partir des années 1960, ce mouvement a commencé sa mutation et de crise en crise, de scission en scission, il est devenu au début des années 1970 le Parti de l'Action Socialiste Arabe (PASA), organisation nationaliste et marxiste, entièrement vouée à l'Unité arabe. Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) étaient la branche palestinienne du PASA. Quand l'armée israélienne attaque le Liban en 1978 et en 1982, le PASA se lança dans l'action directe contre l'envahisseur. En 1982, le PASA devint l'un des membres fondateurs du Front de la Résistance Nationale Libanaise, et il eut de nombreux chouhadas dans les combat contre l'ennemi.

PASA Livre

Pour Georges Habache, le MNA cherchait à « tirer les leçons de l’échec de 1948. Le principe de base de notre parti reposait sur l’unité arabe, condition sine qua non du règlement du problème palestinien, comme notre slogan – Unité, libération, vengeance - l’indiquait d’ailleurs explicitement (…) Je voudrais attirer l’attention sur un point très essentiel : nous estimions qu’il y avait une relation dialectique très forte entre la libération de la Palestine et l’unité arabe. A nos yeux, le projet sioniste était un projet colonialiste, qui, au delà de la Palestine, visait toute la nation arabe. Nous devions donc nous y opposer par un projet global d’unité dont l’objectif premier était la libération de la Palestine, matrice de tous nos maux

Le Mouvement des Nationalistes Arabes disposait de sections importantes dans de nombreux pays arabes (Palestine, Liban, Jordanie, Arabie, Yémen, Koweït, Oman, Bahrein). A partir des années 1960, ce mouvement a commencé sa mutation et de crise en crise, de scission en scission, il est devenu au début des années 1970 le Parti de l'Action Socialiste Arabe (PASA), organisation nationaliste et marxiste, entièrement vouée à l'Unité arabe. Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) étaient la branche palestinienne du PASA. Quand l'armée israélienne attaque le Liban en 1978 et en 1982, le PASA se lança dans l'action directe contre l'envahisseur. En 1982, le PASA devint l'un des membres fondateurs du Front de la Résistance Nationale Libanaise, et il eut de nombreux chouhadas dans les combat contre l'ennemi.

Aucun texte alternatif disponible.