riwan anani

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Je ne sais pas grand chose de Rawan Anani. Seulement que cette palestinienne est née à El-Qods occupé, et qu'elle est membre de l'Union des Artistes Palestiniens (Palestinian artists Union) depuis 2015. Elle travaille dans le secteur de l'éducation.

Ses œuvres, des aquarelles, sont saisissantes de beauté, impressionnantes de réalité, subtiles dans leur composition chromatique. Et elles ne font aucune concession à l'idéologie dominante qui voudrait que les Palestiniens abandonnent leur droits nationaux. Dans les années 1960, un débat avait traversé certains milieux intellectuels à propos des liens entre l'art et la révolution. A ceux qui défendaient l'autonomie de l'art (et qui soutenaient la thèse de « l'art pour l'art »), d'autres estimaient que l'art n'était qu'un outil en vue du changement (« l'art pour la révolution »). Rawan Anani dépasse les deux branches de cette alternative, car non seulement son art est beau, en tant que tel, indépendamment de toute considération politique !, et en même temps il est une contribution immense à la conscience sociale, et au maintien de la mémoire révolutionnaire.

 Comme elle le dit, les thèmes de ses peintures proviennent de sa vie quotidienne, de son contexte culturel, architectural, politique quotidien, de ses expériences dans la Ville sainte, Bayt al-Maqdis. On remarquera la centralité de la Ville palestinienne, de la femme, de la communanuté des femmes, de la Nature vivante....

 Avec Rawan Anani, c'est le Bien, le Beau et le Vrai, les vieilles valeurs de la sagesse grecque, qui se joignent en Palestine, terre des promesses, terre des tempêtes aussi.

 

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