Boudiaf

Né le 23 juin 1919 à M’sila, il effectua ses études à Boussaâda, et rêvait d’intégrer l’École normale d’instituteurs, mais son état de santé (atteint très jeune de la tuberculose) ne le lui permettra pas. Il abandonne donc ses études et devient commis aux écritures au service des contributions. Il adhère au PPA, et devient responsable du parti dans la région de Sétif. En 1947, il met sur pied les cellules de l’OS dans le département de Constantine. Recherché par les services de police français après le démantèlement de l’OS en 1950, il est jugé et condamné par contumace à dix ans de prison. Après la décision du PPA/MTLD de dissoudre l’OS, il a été chargé de dresser l’inventaire de ce qui restait de l’arsenal (nombre de fusils) et des effectifs après la vague de répression qui s’était abattue sur l’organisation. Après quelques mois passés en France (juin 1953 – février 1954), il revient en Algérie et fonde le Crua avec certains de ses compagnons de l’OS, puis devient membre du groupe des “22” dont il est le coordonateur et qui le charge de constituer la direction nationale du FLN. Membre de la Direction extérieure du FLN, il activera en France puis s’installe à Tétouan, où il s’occupe à collecter des armes pour la Révolution dans la région d’Oran, qui connaissait des difficultés dans l’approvisionnement. Poursuivant son rôle de coordinateur entre la délégation extérieure du FLN au Caire et les chefs de wilayas de l’intérieur, il est élu membre du CNRA à l’issue du Congrès de la Soummam. Le 2 octobre 1956, il est arrêté avec d’autres dirigeants de la Révolution dans l’avion qui les menait du Maroc en Tunisie où ils devaient prendre part à une réunion. Emprisonné en France, Mohamed Boudiaf est nommé ministre d’État puis vice-président dans le GPRA (1958- 1961), et est libéré après le cessez-le-feu, le 19 Mars 1962. Le 14 janvier 1992, après la démission du président Chadli Bendjedid, il devient président du Haut Comité d’État, et meurt assassiné le 29 juin 1992.

 

(Source : El-Djeich)