Rabah Bitat

Il est né le 19 décembre 1925 à Aïn El- Karma (Constantinois) au sein d’une famille modeste. Ne pouvant poursuivre ses études, il travaille dans une manufacture de tabac. Très jeune, il adhère au PPA/MTLD et activera au sein de l’Organisation spéciale (OS) en 1948, et comme nombre de ses compagnons, il entrera dans la clandestinité après le démantèlement de l’Organisation. Jugé et condamné par contumace à dix années de prison, il sera un des membres fondateurs du Crua, en mars 1954, participera à la réunion des “22” et fera partie du noyau de militants qui ont déclenché la Révolution, le 1er Novembre 1954. Premier responsable du FLN de la 4e région (secteur de l’Algérois), il est arrêté le 16 mars 1955, jugé et condamné aux travaux forcés à perpétuité par le tribunal militaire français. Durant son séjour en prison, il est désigné membre du CNRA, lors du Congrès de la Soummam (20 août 1956), puis membre du Comité de coordination et d’exécution en 1957. Bitat est transféré à la prison de Fresnes en janvier 1958. Afin d’obtenir le statut de prisonnier politique, il observe à trois reprises une grève de la faim, jusqu’à satisfaction de ses revendications. En septembre 1958, il est nommé ministre d’État au sein du GPRA. Avec le début des nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre, il est transféré au château Turquant en France où étaient détenus les autres dirigeants arrêtés en octobre 1956 (Ben Bella, Boudiaf, Aït Ahmed, Khider), et est libéré le 20 mars 1962. À l’Indépendance, il occupera plusieurs postes de responsabilité dont celui de vice-président du Conseil, ministre des Transports, président de la 1re Assemblée populaire nationale (1977) et président de la République par intérim à la suite du décès du président Houari Boumediene. Il est mort le 11 avril 2000.

(Source : El Djeich novembre 2012)