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Le Président Houari Boumediene est mort le le 27 décembre 1978, que Dieu l'accueille dans son Vaste Paradis.

La décennie noire, à partir de l'interruption du processus électoral en 1992, a profondément meurtrie la société algérienne. Des milliers de familles gardent encore dans la chair et la conscience la mémoire du sang versé. Avant qu'une politique de réconciliation nationale ne permette, heureusement, la fin d'un conflit immoral, l'Algérie a vu s'affronter notamment un fondamentalisme pseudo-religieux meurtrier et un intégrisme "républicain" et "laico-assimilationiste" (souvent berbériste !) tout aussi sanglant. Mais entre terrorisme et éradication, l'Algérie a trouvé en elle les ressources pour sauver son État, son peuple et la dignité nationale.

Il se trouve que certains nationalistes boumédienistes ont soutenu le clan des éradicateurs, et ont développé un certain laïcisme qui renvoyait l'islam (et aussi l'arabité !) à la sphère privée, oubliant l'orientation arabo-islamique du véritable boumedienisme. Ils défendaient la thèse de " l'Algérie seule" ! Oubliant que le nationalisme algérien arabo-musulman est issue de la pensée badisienne...

Paroles de Houari Boumediene :

"Pour moi l’Islam a toujours fait partie de nous, l’Islam c’est notre religion, parce que précisément, nous sommes un pays, nous sommes un peuple, nous sommes une nation qui a un passé, qui a une civilisation, même si on a mis cette civilisation entre parenthèses, la civilisation arabo-musulmane, même si cette civilisation a été mise en parenthèse par l’occident, moi j’affirme que nous appartenons à cette civilisation, qui a existé et qui peut, pourquoi pas, renaître dans un ensemble universel aujourd’hui.
Par exemple la révolution et l’Islam, moi je dis qu’il n’y a pas de contradictions, certains disent pour que la révolution soit pure il faut qu’elle soit laïque, je ne suis pas tout à fais d’accord avec cette définition, il ne faut pas remplacer d’anciens prophètes par de nouveaux prophètes, à choisir, je l’ai dis et je l’ai toujours dis, entre notre prophète, entre Mohammed et de nouveaux prophète, moi le choix ne se pose même pas."