La célébration du 64eme anniversaire de l’insurrection du 1er Novembre 1954 a donné lieu comme d’habitude à des festivités quasi folkloriques et à des discours rituels émanant de responsables qui n’ont aucun respect pour la mémoire des martyrs ni pour les valeurs pour lesquelles ces derniers se sont sacrifiés. Les valeurs fondamentales contenues dans la déclaration du 1er Novembre à savoir « une Algérie indépendante et souveraine, moderne, démocratique et sociale dans le cadre des principes islamiques » sont foulées au pied chaque jour par des minorités culturelles et idéologiques qui se cachent derrière les slogans de l’ « algérianité » et de l’amazighité pour faire passer leur projet de mettre l’Algérie sous contrôle avec la complicité des cercles néocolonialistes qui les conseillent et les soutiennent.

Ces minorités culturelles et idéologiques qui n’ont pas hésité à infiltrer les appareils d’Etat, comme en témoigne leur mainmise sur les ministères clés de l’éducation nationale, de la communication et de la culture, bénéficient du soutien financier de la nouvelle oligarchie qui a pris le contrôle de la quasi totalité des médias dits « indépendants ». Heureusement que face à cette triste réalité, des voix s’élèvent pour appeler au renouveau des valeurs du 1er Novembre. Parmi ces voix, la sœur du chahid Mohamed Larbi Ben M’hidi, la moudjahida Drifa Ben M’hidi-Hassani, qui a lancé, à l’occasion de la célébration du 64eme anniversaire du 1er Novembre, un appel du cœur en faveur de la continuation de la lutte contre l’hégémonie française en Algérie.