L’intelligence diplomatique de l’Algérie, par Kamel Nasser
En Algérie, derrière la critique des régimes politiques de la péninsule arabique, se profile souvent, très souvent, trop souvent, une haine contre l'arabité. Ces critiques cachent cette haine derrière le caractère réactionnaire de ces régimes, leur collusion avec l'impérialisme, ou leur système sociaux. Mais toutes les dénonciations du wahhabisme ne sont pas légitimes, toutes les oppositions aux monarchies ne sont pas justes. Quand des Algériens et des Algériennes se mettent à vomir leur haine sur les" buveurs de pisse de chameau", sur ces "bédouins attardés au 7ème siècle", à vanter la différence entre leur "Algérie multiculturelle et multiethnique" et la "société arabe homogène"..... Misère et aliénation de la conscience. D'autres, jouent aux radicaux et utilisent les questions palestinienne, syrienne et yéménite pour justifier leur haine de la Péninsule arabique, exhortant l’État algérien à sortir des institutions arabes (comme la Ligue des États Arabes, l'Alecso, etc.)...
Dans sa sagesse, l’État algérien, orienté par le Haut-Commandement de l'Armée Nationale Populaire, a toujours refusé d'entrer dans la logique conflictuelle des "axes" ((Arabie saoudite/Syrie, Arabie saoudite/Qatar, etc.). La Palestine est sa boussole, son pôle de référence. Refusons l'anti-arabisme qui avance clairement et explicitement chez les berbéristes-séparatistes, et qui avance masqué chez les berbéristes-algérianistes et les patriotes idiots utiles. Et je n'oublie l'amitié et la convergence de vue sur de nombreuses questions entre l'Algérie socialiste arabe de Houari Boumediene et le roi Fayçal de l'Arabie saoudite wahhabite, assassiné le 25 mars 1975.
